L’intervention arthroscopique

L’articulation du genou est très sollicitée dans la vie de tous les jours et plus particulièrement dans la pratique sportive ou professionnelle.

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Les causes des douleurs peuvent être soient dues à :

  • un traumatisme
  • une usure physiologique de l’articulation

Il existe, bien sur, d’autres causes de douleurs du genou que votre chirurgien spécialisé sera à même de diagnostiquer. Les traumatismes peuvent survenir dans plusieurs circonstances :

  • accident de sport : football, athlétisme, ski, tennis, rugby…
  • accident de la voie publique : voiture, moto, scooter…
  • chutes importantes
  • position accroupie prolongée, travaux de force…

Le vieillissement de l’articulation correspond à l’apparition de l’arthrose qui est une usure physiologique des cartilages entraînant des douleurs plus ou moins invalidantes avec diminution du périmètre de marche.

L’arthroscopie est actuellement la meilleur technique de chirurgie permettant le diagnostic et le traitement de bon nombre de ces pathologies causant des douleurs de genou.

Bien évidemment, l’indication d’arthroscopie pour le problème de genou sera décidé par votre chirurgien au terme d’une consultation comprenant un interrogatoire et un examen clinique soigneux complété par l’analyse d’examens complémentaires (radiographies, IRM) éventuels.

Le geste arthroscopique

Avant une arthroscopie de genou, le patient a une consultation systématique avec un médecin anesthésiste qui permet de faire un bilan de santé complet, d’envisager le type d’anesthésie (générale brève ou locorégionale par péridurale) et le bilan biologique (prise de sang). Le patient doit poser les questions qu’il désire sur son intervention à l’anesthésiste.

L’arthroscopie est une véritable intervention chirurgicale qui doit impérativement être réalisée dans un bloc opératoire, au cours d’une hospitalisation en ambulatoire, et dans les mêmes conditions d’asepsies rigoureuses que les autres interventions chirurgicales orthopédiques.

Bien entendu, le patient doit être à jeun (sans boire, ni manger, ni fumer) depuis au moins 12 heures avant que l’arthroscopie ne puisse débuter et quelque soit le type d’anesthésie.

Tout se passe dans des conditions stériles. Le chirurgien commence par une désinfection soigneuse de tout le membre inférieur, puis il introduit l’arthroscope et les instruments pour explorer l’articulation. Il visualise la totalité des structures articulaires (cartilages, ménisques, ligaments croisés antérieurs et postérieurs) et il intervient pour traiter la cause du problème.

L’intervention dure environ une quinzaine de minutes s’il s’agit d’une lésion méniscale, et environ 45 minutes s’il s’agit d’une réparation d’un ligament croisé avec greffe tendineuse par vis résorbables.

En fin d’intervention, la peau est refermée par un point. Le patient regagne ensuite la salle de réveil et est surveillé par une équipe médicale avant de regagner sa chambre.